Africa Signal · Intelligence de marché

Veille sectorielle

Énergie & Infrastructures

Afrique subsaharienne francophone
Troisième trimestre 2026 Données arrêtées au 30 septembre 2026 Libre Diffusion
I.

Faits marquants du trimestre

  1. Côte d’Ivoire : quatre conventions solaires totalisant 210,3 MWc
    Le 5 août 2026, l’État ivoirien a signé quatre conventions portant sur des projets solaires totalisant 210,3 MWc : Touba (58,6 MWc), Laboa (49,7 MWc), Bondoukou / AMEA Goutougo (50 MWc) et Tongon Solaire à M’Bengué (52 MWc). Les projets de Touba et Laboa relèvent du programme Scaling Solar avec IFC ; l’avenant AMEA vise notamment à permettre le bouclage financier du projet de Bondoukou. Les mises en service annoncées s’échelonnent entre mars et novembre 2027.1
    Importance : le trimestre apporte ici un signal d’exécution plus concret que de simples objectifs de mix énergétique : quatre conventions identifiées, des capacités annoncées, des sites définis et des calendriers de mise en service. L’enjeu reste désormais la réalisation effective des centrales et de leurs ouvrages de raccordement.1
  2. Sénégal : les obligations durables de Senelec accèdent au marché luxembourgeois
    Le 10 juillet 2026, les obligations durables de Senelec d’un montant de 108 milliards FCFA ont été admises sur la Securities Official List de la Bourse de Luxembourg et affichées sur le Luxembourg Green Exchange. La transaction, déjà cotée à la BRVM, combine une structure Sustainability-Linked Bond et une composante d’utilisation verte des fonds ; environ 52,5 % des produits doivent être affectés à des projets éligibles d’énergies renouvelables et d’efficacité énergétique.2
    Importance : cette double cotation donne une visibilité internationale à un instrument libellé en FCFA et adossé à des créances d’électricité. Elle illustre l’utilisation croissante des marchés de capitaux pour financer les investissements des utilities africaines, tout en soumettant Senelec à des indicateurs de performance liés notamment aux pertes de réseau et à l’accès à l’électricité.2
  3. Gabon : la réforme de la SEEG entre dans une phase de séparation institutionnelle
    Le 31 juillet 2026, le gouvernement gabonais a présenté au conseil d’administration de la SEEG la feuille de route de sa scission en deux entités spécialisées : La Gabonaise des Eaux et Électricité du Gabon. La feuille de route, prévue sur six mois, comporte vingt actions prioritaires, dont la certification des comptes des cinq derniers exercices et la préparation des prérequis à la séparation des activités.3
    Importance : la question énergétique gabonaise ne porte plus seulement sur l’ajout de capacités de production ; elle concerne aussi la gouvernance, la qualité de l’information financière et l’organisation de l’opérateur historique. La réussite de la réforme dépendra de la traduction de cette feuille de route en séparation opérationnelle et en amélioration mesurable du service.3
  4. Cameroun : Nachtigal confirme son rôle de nouvel actif central du système électrique
    Au T3, Nachtigal Hydro Power Company a continué d’exploiter la centrale de 420 MW avec ses sept groupes en service. NHPC présente désormais l’aménagement comme le premier producteur national, représentant environ 30 % de l’électricité du Cameroun. Le 7 septembre, une délégation du Groupe de la Banque mondiale a visité le site afin d’examiner ses performances opérationnelles et les dispositifs d’exploitation.4
    Importance : contrairement aux grands projets encore en développement dans plusieurs marchés francophones, Nachtigal constitue désormais un actif en exploitation à pleine capacité. Le sujet se déplace donc du financement et de la construction vers la disponibilité de l’ouvrage, son intégration au réseau et la capacité du système camerounais à valoriser cette nouvelle production.4
Cette édition couvre le troisième trimestre 2026, du 1er juillet au 30 septembre. Le périmètre est l’Afrique subsaharienne francophone au sens large et ne se limite pas à l’UEMOA ou à la CEMAC. Les faits retenus privilégient les annonces accompagnées d’un financement, d’une convention, d’un appel d’offres, d’une étape réglementaire ou d’un avancement opérationnel identifiable.
II.

Panorama du secteur

Le T3 2026 fait apparaître trois dynamiques simultanées dans l’énergie en Afrique subsaharienne francophone : l’accélération des capacités renouvelables en développement, la mobilisation de financements de marché pour l’accès à l’électricité et les réseaux, et la réorganisation d’opérateurs publics ou concessionnaires confrontés à des besoins importants de performance et d’investissement.

La Côte d’Ivoire illustre la première dynamique avec 210,3 MWc de projets solaires couverts par quatre conventions signées en août. Le Sénégal illustre la deuxième avec l’internationalisation de l’émission durable de Senelec et la poursuite d’appels d’offres de production, dont un projet de 500 MWc de solaire couplé à 100 MW / 400 MWh de stockage. Le Gabon illustre la troisième avec la scission engagée de la SEEG. Au Cameroun, Nachtigal apporte un cas différent : un grand actif hydroélectrique est désormais pleinement intégré dans la production nationale.1235

Repères T3 2026 issus des événements documentés dans cette édition
IndicateurValeurMarché
Conventions solaires signées210,3 MWcCôte d’Ivoire
Obligations Senelec admises à LuxSE108 Md FCFASénégal
Capacité installée de Nachtigal420 MWCameroun
Entités prévues après scission SEEG2Gabon
Programme solaire + stockage en appel d’offres500 MWc + 100 MW / 400 MWhSénégal
Note sur la disponibilité des données

Les statistiques homogènes d’accès à l’électricité, de capacité installée et de production ne sont pas publiées à fréquence trimestrielle pour l’ensemble de l’Afrique subsaharienne francophone. Le tableau ci-dessus ne constitue donc pas un agrégat régional : il rassemble uniquement des métriques liées à des événements T3 2026 vérifiables et comparables dans leur nature.

III.

Dynamiques nationales et régionales

Afrique de l’Ouest francophone : solaire, stockage et finance de marché

En Côte d’Ivoire, la signature de quatre conventions solaires en août porte sur 210,3 MWc de capacité annoncée. Elle intervient après la ratification, le 1er juillet, d’un financement AFD de 130 millions d’euros pour le programme Water and Sun Alliance (WASUNA), qui doit notamment réhabiliter six ouvrages hydroélectriques, construire deux centrales solaires et installer deux systèmes de batteries sur les sites de Soubré et Gribo-Popoli. Le 18 septembre, le ministère de l’Énergie a en outre inscrit à son agenda le lancement de la phase 2 de la titrisation du Programme Électricité pour Tous (PEPT).167

Au Sénégal, la double cotation BRVM–Luxembourg de l’émission Senelec complète une dynamique d’investissement qui se manifeste également dans les appels d’offres : construction de centrales solaires photovoltaïques totalisant 500 MWc avec 100 MW / 400 MWh de stockage, et construction de centrales hybrides destinées à alimenter 18 îles du Saloum. Ces procédures documentent un pipeline, mais ne doivent pas être assimilées à des capacités déjà construites ou financées.25

Afrique centrale francophone : performance des actifs et réforme des utilities

Au Cameroun, le principal signal du trimestre vient d’un actif déjà opérationnel : Nachtigal, 420 MW, sept groupes de 60 MW et environ 30 % de la production nationale selon NHPC. La visite de la Banque mondiale en septembre a porté sur les performances opérationnelles de la centrale. Le défi se situe désormais dans la fiabilité de l’écosystème complet — transport, distribution, qualité de service et capacité à convertir la production supplémentaire en amélioration effective de l’approvisionnement.4

Au Gabon, la réforme de la SEEG suit une logique différente. L’État prévoit la séparation des activités eau et électricité et demande notamment la certification de cinq exercices comptables. En septembre, la Présidence a communiqué sur la modernisation de la centrale thermique de Port-Gentil. Le Conseil des ministres du 18 septembre a en outre indiqué que deux centrales thermiques doivent apporter 50 MW supplémentaires au cours des prochains mois, dans une trajectoire visant 150 MW additionnels à l’horizon 2032. Les données publiques consultées ne permettent toutefois pas d’établir, à la date de cette édition, un bilan quantifié T3 de l’amélioration de la qualité de service.3810

RDC : Inga 3 reste dans une phase de préparation institutionnelle et technique

Le T3 n’apporte pas de clôture de financement de construction pour Inga 3. En revanche, la Banque mondiale a publié le 17 septembre 2026 un plan de passation de marchés actualisé pour le programme Inga 3, confirmant la poursuite des activités de préparation. Cet élément complète la sélection d’AECOM annoncée au T2 pour des études techniques, mais ne correspond ni à une décision finale d’investissement ni à un démarrage des travaux du barrage.9

IV.

Focus pays et acteurs clés

IV.1Côte d’Ivoire

Le T3 concentre plusieurs étapes de financement et de développement. Le 1er juillet, le Conseil des ministres a ratifié un crédit AFD de 130 millions d’euros pour WASUNA. Le 5 août, quatre conventions solaires totalisant 210,3 MWc ont été signées. Le 18 septembre, le ministère a annoncé le lancement de la phase 2 de la titrisation du PEPT. La Banque africaine de développement prévoit de souscrire jusqu’à 15 milliards FCFA, soit environ 25 % du montant total de l’émission, dans le cadre d’une opération devant soutenir 423 828 nouveaux branchements.167

Acteurs mentionnés : Ministère des Mines, du Pétrole et de l’Énergie, CIE, AFD, IFC, Banque africaine de développement, Infinity Power, AMEA Power, Tongon Solaire. À suivre : bouclages financiers, démarrage des travaux, respect des calendriers 2027 et réalisation des nouveaux branchements du PEPT.

IV.2Sénégal

La cotation luxembourgeoise des 108 milliards FCFA d’obligations Senelec constitue le fait financier le plus visible du trimestre. LuxSE indique qu’environ 52,5 % des produits sont destinés à des projets éligibles d’énergies renouvelables et d’efficacité énergétique. En parallèle, Senelec a poursuivi ses procédures de marché pour de nouvelles capacités, notamment un programme de 500 MWc de solaire associé à 100 MW / 400 MWh de stockage ainsi que des centrales hybrides pour 18 îles du Saloum.25

Acteurs mentionnés : Senelec, BRVM, Luxembourg Stock Exchange, BOAD Titrisation. À suivre : allocation effective des fonds, réalisation des KPI liés aux obligations durables, attribution des marchés de production solaire et stockage.

IV.3Gabon

Le gouvernement a formalisé le 31 juillet la trajectoire de scission de la SEEG en deux entités dédiées à l’eau et à l’électricité. La feuille de route prévoit vingt actions prioritaires sur six mois, dont la certification des cinq derniers exercices. Cette réforme intervient alors que l’État poursuit la modernisation d’actifs de production, notamment à Port-Gentil. Le Conseil des ministres du 18 septembre a également indiqué que deux centrales thermiques doivent apporter 50 MW supplémentaires au cours des prochains mois, avec une trajectoire de 150 MW additionnels à l’horizon 2032.3810

Acteurs mentionnés : SEEG, Gouvernement gabonais, ministère de l’Accès universel à l’Eau et à l’Énergie. À suivre : création juridique et opérationnelle des deux entités, certification des comptes, transfert des actifs et amélioration mesurable de la continuité de service.

IV.4Cameroun

Nachtigal est désormais un actif de production pleinement opérationnel : 420 MW, sept groupes et environ 30 % de l’électricité nationale selon NHPC. La visite du 7 septembre d’une délégation de la Banque mondiale a permis d’examiner les performances opérationnelles de la centrale. Le T3 ne marque donc pas une nouvelle mise en service, mais la consolidation d’un changement structurel intervenu depuis l’entrée en exploitation complète de l’ouvrage.4

Acteurs mentionnés : NHPC, État du Cameroun, EDF, IFC, Africa50, STOA, Banque mondiale. À suivre : données de production 2026, disponibilité des sept groupes, contraintes du réseau de transport et de distribution, développement des prochains projets hydroélectriques.

IV.5République démocratique du Congo

Inga 3 demeure un projet en phase préparatoire. Après les étapes du premier semestre, la publication le 17 septembre d’un plan de passation de marchés actualisé par la Banque mondiale confirme la poursuite du programme institutionnel et technique. À la date de clôture de cette édition, les sources officielles retenues pour cette édition ne documentent ni clôture du financement de construction ni démarrage des travaux de l’aménagement Inga 3.9

Acteurs mentionnés : ADPI, Banque mondiale, AECOM. À suivre : résultats des études, structuration du projet, décisions de financement et calendrier d’une éventuelle phase de construction.
V.

Événements du T3 2026

DateCatégorieÉvénementDétail
1 juil. 2026 Financement Côte d’Ivoire : ratification du financement WASUNACrédit AFD de 130 M€ destiné à un programme combinant réhabilitation hydroélectrique, solaire et stockage. 130 M€
10 juil. 2026 Marchés Senelec : admission à la Bourse de Luxembourg108 Md FCFA d’obligations durables admis à LuxSE et affichés sur LGX. 108 Md FCFA
22 juil. 2026 Appel d’offres Sénégal : report de l’appel d’offres solaire + stockageSenelec publie un avis de report concernant la procédure portant sur 500 MWc de solaire associés à 100 MW / 400 MWh de stockage. 500 MWc
31 juil. 2026 Réforme Gabon : feuille de route de scission de la SEEGDeux futures entités, vingt actions prioritaires sur six mois et certification des cinq derniers exercices. 2 entités
5 août 2026 Projets Côte d’Ivoire : quatre conventions solairesTouba, Laboa, Bondoukou et Tongon Solaire représentent ensemble 210,3 MWc. 210,3 MWc
7 sept. 2026 Exploitation Cameroun : revue de NachtigalVisite du Groupe de la Banque mondiale sur le site de la centrale de 420 MW afin d’examiner ses performances opérationnelles. 420 MW
9 sept. 2026 Appel d’offres Sénégal : centrales hybrides pour les îles du SaloumSenelec publie un appel d’offres international avec préqualification pour l’alimentation de 18 îles. 18 îles
17 sept. 2026 Projet RDC : plan de passation de marchés Inga 3La Banque mondiale publie une version actualisée du procurement plan du programme Inga 3. Phase préparatoire
18 sept. 2026 Financement Côte d’Ivoire : lancement annoncé de la phase 2 PEPTLe ministère de l’Énergie inscrit le lancement de la deuxième titrisation du Programme Électricité pour Tous à son agenda. Accès à l’électricité
19 sept. 2026 Infrastructure Gabon : suivi de la modernisation de la centrale thermique de Port-GentilLa Présidence fait état du suivi des travaux destinés à renforcer progressivement l’alimentation électrique de la ville. Modernisation
VI.

Analyse

Le T3 2026 confirme que la transformation du secteur énergétique francophone ne repose pas sur une seule trajectoire. En Côte d’Ivoire et au Sénégal, le financement devient plus sophistiqué : obligations sociales ou durables, titrisation de créances, garanties institutionnelles et mobilisation de capitaux privés viennent compléter les financements souverains et concessionnels. Cette évolution élargit les sources de capitaux disponibles, mais augmente aussi l’importance du suivi des engagements, des indicateurs de performance et de l’exécution effective des projets financés.

Sur le plan des capacités, le contraste entre la Côte d’Ivoire et le Cameroun est instructif. La première accumule des projets solaires contractualisés dont la mise en service est annoncée pour 2027 ; le second dispose déjà d’un nouvel actif hydroélectrique de 420 MW en exploitation. Dans les deux cas, la question centrale dépasse la seule capacité nominale : raccordement, transport, disponibilité, pertes et qualité de service déterminent la valeur réellement créée pour les usagers et les entreprises.

Le Gabon et la RDC montrent enfin deux autres dimensions de l’équation. Au Gabon, la priorité porte sur la réforme d’un opérateur intégré et la fiabilisation de sa gouvernance. En RDC, Inga 3 continue d’avancer par étapes préparatoires sans basculer encore vers une phase de construction. La région combine ainsi, au même moment, des actifs en exploitation, des projets contractualisés, des opérations de marché et des réformes institutionnelles — quatre niveaux de maturité qu’il convient de distinguer pour évaluer correctement l’avancement du secteur.

VII.

Perspectives et points de vigilance

Évaluation fondée sur les informations disponibles au 30 septembre 2026
Vue structurelle

Le pipeline régional gagne en profondeur, mais son niveau de maturité reste très hétérogène. Nachtigal est en exploitation ; les projets solaires ivoiriens sont contractualisés mais encore à construire ; les appels d’offres sénégalais sont à un stade amont ; la réforme gabonaise est institutionnelle ; Inga 3 reste préparatoire.

Principaux facteurs

En Côte d’Ivoire : bouclage financier et démarrage physique des centrales solaires, exécution du PEPT et mise en œuvre de WASUNA. Au Sénégal : allocation des fonds Senelec et progression des appels d’offres solaire-stockage. Au Gabon : mise en œuvre effective de la scission SEEG. Au Cameroun : performance opérationnelle de Nachtigal et capacité des réseaux à absorber la production. En RDC : passage éventuel d’Inga 3 d’une logique d’études à une structuration financière de construction.

Signaux à suivre

Décisions de financement définitives, ordres de service et débuts de chantier ; données de production et de disponibilité des nouvelles centrales ; indicateurs de pertes réseau ; publication de comptes audités des utilities ; attribution des grands appels d’offres ; décaissements et allocation des instruments obligataires ou de titrisation.

Éléments susceptibles de modifier l’analyse

Des retards de bouclage financier ou de construction réduiraient la portée des annonces de capacité. À l’inverse, la mise en chantier simultanée de plusieurs projets solaires ivoiriens, l’attribution du programme solaire-stockage sénégalais ou une étape de financement de construction d’Inga 3 constitueraient des changements substantiels de maturité. Au Gabon, la publication de comptes certifiés et d’un schéma de séparation opérationnel permettrait de mieux apprécier la portée réelle de la réforme.

Implications pour le secteur

Pour les investisseurs et financeurs, la capacité à distinguer projets annoncés, financés, construits et opérationnels devient déterminante. Pour les États et opérateurs, les contraintes se déplacent progressivement de la mobilisation de capitaux vers la qualité d’exécution, la solidité des réseaux, la gouvernance et la soutenabilité financière des utilities.

ScénarioÉvaluationConditions
Exécution progressive Scénario central Les projets ivoiriens passent progressivement au financement et aux travaux ; Senelec poursuit ses investissements et appels d’offres ; Nachtigal maintient une exploitation stable ; la réforme de la SEEG avance par étapes ; Inga 3 reste préparatoire.
Accélération des investissements Scénario d’accélération Plusieurs projets solaires atteignent rapidement leur bouclage financier, les appels d’offres sénégalais débouchent sur des contrats et le financement privé ou de marché se développe dans d’autres utilities de la région.
Retards d’exécution Scénario de risque Les annonces de capacité se traduisent lentement en chantiers, les réseaux limitent l’absorption de la nouvelle production, ou les réformes institutionnelles n’améliorent pas assez vite la performance opérationnelle et financière des opérateurs.
Les scénarios d’Africa Signal sont des trajectoires analytiques conditionnelles fondées sur les informations disponibles à la date de publication. Ils ne constituent pas des prévisions ponctuelles.
VIII.

Le point de vue d’Africa Signal

Le T3 2026 marque moins une rupture technologique qu’un changement de maturité dans plusieurs marchés francophones. La Côte d’Ivoire transforme des objectifs renouvelables en conventions de projets identifiés ; le Sénégal relie davantage son financement énergétique aux marchés de capitaux ; le Cameroun dispose désormais d’un actif hydroélectrique de grande taille en exploitation ; le Gabon engage une restructuration de son opérateur historique ; la RDC poursuit la préparation d’Inga 3 sans avoir encore franchi le seuil du financement de construction. Le signal commun est clair : la prochaine phase de transformation du secteur se jugera moins au nombre d’annonces qu’à la vitesse avec laquelle financements, contrats et réformes se traduiront en actifs opérationnels, en réseaux plus fiables et en amélioration mesurable de l’accès à l’électricité.

La rédaction, Africa Signal
IX.

Sources et références

  1. 1.Ministère des Mines, du Pétrole et de l’Énergie de Côte d’Ivoire, « La Côte d’Ivoire renforce sa transition énergétique avec 4 centrales solaires d’une capacité de 210,3 MWc », 6 août 2026.
  2. 2.Luxembourg Stock Exchange, « SENELEC brings SLBs with green financing features to LGX », 13 juillet 2026 ; Senelec, « Senelec à la Bourse de Luxembourg », 13 juillet 2026.
  3. 3.Gouvernement gabonais, « Réforme de la SEEG : le Gouvernement présente la feuille de route de la scission », 31 juillet 2026.
  4. 4.Nachtigal Hydro Power Company, indicateurs d’exploitation et capacité installée, consulté en septembre 2026 ; MINEPAT Cameroun, visite du Groupe de la Banque mondiale à Nachtigal, 9 septembre 2026.
  5. 5.Senelec, passation des marchés 2026 : appel d’offres pour 500 MWc de centrales solaires couplées à 100 MW / 400 MWh de stockage ; appel d’offres pour des centrales hybrides alimentant 18 îles du Saloum.
  6. 6.Présidence de la République de Côte d’Ivoire, Conseil des ministres du 1er juillet 2026 : ratification du crédit AFD de 130 millions d’euros pour le programme WASUNA.
  7. 7.Ministère des Mines, du Pétrole et de l’Énergie de Côte d’Ivoire, agenda de septembre 2026 : lancement de la phase 2 de la titrisation du PEPT le 18 septembre ; Banque africaine de développement, note de synthèse du projet PEPT phase 2, février 2026.
  8. 8.Présidence de la République gabonaise, « Énergie : le Chef de l’État suit la modernisation de la centrale thermique de Port-Gentil », publication du 19 septembre 2026.
  9. 9.Banque mondiale, « Congo, Democratic Republic of – Inga 3 Development Program – Procurement Plan », document daté du 17 septembre 2026.
  10. 10.Présidence de la République gabonaise, Communiqué final du Conseil des ministres du 18 septembre 2026 : annonce de deux centrales thermiques apportant 50 MW supplémentaires au cours des prochains mois et objectif de 150 MW additionnels à l’horizon 2032.
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3e Trimestre

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